La réalité virtuelle, une technologie porteuse pour les industriels

La réalité virtuelle, une technologie porteuse pour les industriels

Le marché de la réalité virtuelle n’a pas attendu l’arrivée des casques grand public pour trouver ancrage et débouchés dans l’Hexagone. Dans un rapport daté de juillet 2016, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel le confirmait.

« Ce marché est réservé depuis plusieurs années à des applications professionnelles de grands groupes industriels de différents secteurs d’activité : aéronautique, ferroviaire, santé-recherche, automobile », rappelait ainsi le CSA, avant d’ajouter qu’il est « historiquement lié à la conception assistée par ordinateur (CAO) ».

Pas d’effet de mode, donc. Mais, au contraire, une présence affirmée et montante dans l’industrie. Ce n’est d’ailleurs qu’un début. Car la réalité virtuelle prend également pied dans le marketing, les techniques commerciales, les apprentissages… Autant de secteurs où elle amène de nouveaux usages, boostés par ses atouts : l’immersion totale dans des situations réalistes, l’expérience interactive en temps réel, l’environnement virtuel contrôlé et sans risque…

Ce marché devrait donc, selon les analystes, se chiffrer très rapidement en dizaines de milliards d’euros (ou de dollars) dans le monde. Les études, parues à ce sujet, vont toutes dans le même sens. L’une d’elles, émanant du cabinet Digi-capital, avance le chiffre de plus 100 milliards d’euros à l’horizon 2020. Quant à la banque Goldman Sachs, elle prédit qu’en 2025 le marché de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée sera supérieur à celui de la télévision, dans le meilleur scénario de développement des usages !

Il témoigne

Jean-Baptiste Puibaraud,
architecte logiciel chez Sopra Steria,
leader européen de la transformation numérique

Six collaborateurs de Sopra Steria ont été formés sur Easy Sim 3D.
Quels sont les principaux avantages de ce progiciel ?

Tout d’abord, Easy Sim 3D est un outil facile d’utilisation. De plus, grâce à la richesse de sa bibliothèque d’objets 3D, on peut rapidement obtenir des résultats. Mais, si la conception d’une séquence est simple, il faut tout de même être un peu familier avec les outils de modélisation 3D. Maîtriser la notion de représentation dans l’espace est un prérequis.

Pour quels usages avez-vous décidé de faire appel à Easy Sim 3D ?

Nous l’utilisons pour concevoir des scénettes 3D, dans le but de scénariser une situation. Il s’agissait de familiariser des équipes aux terrains sur lesquels elles allaient évoluer. La réalité immersive est un bon vecteur d’apprentissage. Nous avons pu, par exemple, créer avec Easy Sim 3D des situations qui différaient en fonction du choix qu’opérait l’utilisateur. La réalité virtuelle favorise l’implication de l’apprenant. Car il est dans la scène.

Maintenant que vous l’utilisez, une question s’impose : pour quels autres usages Easy Sim 3D pourrait-il devenir un outil intéressant ?

On voit en priorité la formation et l’entraînement. Mais cet outil peut également avoir un réel intérêt pour l’application de procédures de maintenance ou, même, pour l’apprentissage du code de la route où il servirait à modéliser des scènes un peu complexes auxquelles les futurs conducteurs sont susceptibles d’être confrontés.

 

 

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